Articles parus en décembre 2009
Visite d’un centre de données de l’hébergeur 1&1
En marge d’une interview de Stefan Mink, responsable des centres de données de l’hébergeur 1et1, l’entreprise a accepté de nous dévoiler son data center de “Karlsruhe Brauerboulevard”.
Celui-ci occupe une superficie de 2000 mètres carrés (capacité d’accueil de 25 000 serveurs) au sous-sol d’un bâtiment de bureaux appartenant à United-Internet, groupe Allemand propriétaire de 1&1.
A noter que l’hébergeur gère 5 centres en propre (4 sont situés en Allemagne et 1 aux USA).
Dans les salles informatiques que nous avons pu parcourir, on retrouve notamment les milliers de serveurs qui abritent les services de messagerie GMX / Caramail, le portail Web.de …
Une partie du plan du centre qui se situe… au sous-sol du bâtiment “brauerstrasse” à Karlsruhe.
Première étape : le passage du SAS de sécurité pour vérifier l’identité de l’individu.
Caméra, balance pour peser le poids… il faut montrer patte blanche pour rentrer. Lors de notre visite, nous serons filmés par plus de 150 caméras réparties dans les différentes salles.
Après un passage par le SAS de sécurité, nous arrivons dans les couloirs du centre de données. Derrière chaque porte se trouve une salle informatique ou une salle technique (batteries, transfos…). Toutes les entrées sont limitées aux personnes dûment habilitées.
Dans l’une des salles informatiques, un technicien va réaliser une intervention sur un serveur.
A gauche de l’image, des climatisations de marque Uniflair. Chaque rangée est composée d’une vingtaine de baies informatiques, à raison de 4 rangées par salle (80 baies environ par salle).
Un élément attire notre attention. La consommation d’énergie d’une rangée de baies est mesurée en temps réel par un compteur de marque Socomec.
Dans la salle qui est entièrement réservée aux télécommunications, un technicien est en pleine intervention.
Ici, l’un des routeurs (bb-c.bs.kae.de) de marque Foundry Networks, modèle NetIron XMR 4000.
A noter que la marque a été absorbé par Brocade.
Sur le toit du bâtiment, le reste des installations techniques du centre de données. Dans des containers se trouvent les groupes électrogènes. Juste devant eux ou à côté, des refroidisseurs.
Reportage: ITespresso.fr
Photos: ITespresso et espace presse 1&1
S. Mink (1&1) : “Nous gérons plus de 60 000 serveurs dans le monde”
En Février dernier, nous avions pu accéder au chantier d’un data center géant de l’hébergeur allemand 1&1 à Hanau près de Francfort (voir également le reportage vidéo), ainsi qu’au centre historique du fournisseur qui est situé à Karlsruhe.
Avec son compatriote Strato récemment passé aux mains de Deutsche Telekom et le français OVH, 1&1 (propriété du groupe United-Internet, ndlr) est l’un des trois plus gros hébergeurs européens et se classe parmi les plus importants à l’échelle mondiale (Top 20).
En cette fin d’année, alors que le chantier du centre de Hanau se poursuit, ITespresso vous propose une interview inédite de Stefan Mink, responsable de l’infrastructure d’hébergement et des centres de données de l’hébergeur.
Il nous dévoile quelques éléments de l’infrastructure IT qu’il gère au quotidien avec son équipe…
(Interview traduite en français)
ITespresso : Bonjour Stefan. Pourriez vous nous dire quelques mots sur vous ?
S. Mink : Je suis issu de l’université de Karlsruhe. J’ai débuté chez 1&1 en 1999 en tant qu’ingénieur réseau. A partir de 2003, j’ai dirigé le réseau de 1et1, et dès 2006, je me suis occupé en sus de la conception et de la construction du premier centre de données américain de 1et1. En 2008, mes fonctions s’élargissent à la direction de tous les centres de données de 1et1 (y compris en Europe), puis incluent également dès 2009 la gestion des réseaux de centres de données.
ITespresso : Pouvez-vous nous détailler l’infrastructure d’hébergement de 1et1 ?
S. Mink : Nous gérons plus de 60 000 serveurs dans le monde. La majeure grande partie sont des serveurs dédiés qui sont loués par nos clients. Notre plateforme d’hébergement mutualisé se compose d’environ 1 000 serveurs. Sur chaque machine sont enregistrées les données de 1 000 à 10 000 clients. Afin d’offrir une sécurité maximale, nous avons un système de sauvegarde pour toutes les données des clients dans un centre de données dans une pièce distante. De même, notre système de messagerie se compose de plusieurs centaines de serveurs. En complément des systèmes de sauvegarde, il existe une copie complète de la plateforme mail dans un deuxième centre de données. Ainsi en cas d’incident technique, nous pouvons immédiatement permuter.
ITespresso : La redondance est donc prise en compte ?
S. Mink : Pour tous les systèmes critiques, nous avons fixé une redondance de n+1, il y a donc toujours un système disponible en plus de ce qui est nécessaire en temps normal. Pour la connectivité mondiale, nous sommes reliés par deux chemins séparés et par des opérateurs différents. Notez que notre réseau européen a une capacité de bande passante dépassant 120 Gigabits par seconde (voir bas de page).
ITespresso : Vous êtes implanté aux États-Unis. Pourquoi avoir fait le choix du Kansas ?
S. Mink : Le choix de l’emplacement aux États-Unis s’est surtout appuyé (comme pour notre nouveau centre de données à Hanau en Allemagne) autour de la question des infrastructures. La ville de Lenexa a une situation centrale et dispose d’une très bonne connectivité aux réseaux optiques. Ceci est dû au fait que beaucoup de câbles en fibre optique ont été posé à côté des voies de chemin de fer et que la ville de Kansas-City est l’un des plus gros nœud ferroviaire aux États-Unis. De plus à Lenaxa, le prix de l’électricité est très bon marché.
ITespresso : Quelle taille critique faut-il atteindre pour construire et gérer son (ses) propre centre de données plutôt que de se baser sur un prestataire existant qui loue des mètres carrés ?
S. Mink : Il n’y a pas de réponse standard à cette question car la décision dépend de plusieurs facteurs très différents. C’est donc moins une question de taille qu’une question d’objectif commercial. Une entreprise qui traite des données confidentielles, comme par exemple une banque, a de plus grandes exigences en matière de sécurité qu’un constructeur automobile. Chaque entreprise a ses exigences techniques bien précises sur ce que va lui apporter un centre de données. La question se posera aussi en terme d’économie : combien peut-elle et veut-elle investir. Et enfin, en terme de flexibilité, quel apport pour sa structure. Il ne faut pas oublier que pour assurer le fonctionnement ou même la construction d’un centre de données en propre, il faut bien entendu le personnel compétent approprié.
Dans notre cas, nous avons donné la priorité à nos propres centres pour intégrer les infrastructures que nous avons développées en interne. Nous sommes ainsi plus flexible.
ITespresso : Lorsque vous construisez un centre de données, est ce que vous bénéficiez d’aides des états dans lesquels vous vous implantez ? Peut-on imaginer voir un centre de données européen de 1et1 en France ou dans un autre pays européen que l’Allemagne ?
S. Mink : Nous n’avons pas eu recours aux aides de l’état pour nos centres de données. Le fait que nos clients européens soient tous servi depuis l’Allemagne a surtout des raisons historiques. 1&1 a commencé comme fournisseur d’accès dans ce pays et c’est au fil des ans qu’il s’est développé sur d’autres marchés. Comme en Europe, les distances sont relativement courtes et que techniquement le lieu où est situé un ordinateur connecté à internet n’est pas d’une grande importance, nous avons installé les serveurs pour nos clients internationaux dans nos centres de données existants. Si nous trouvons en France ou dans d’autres pays des lieux appropriés à bas prix, il n’est pas exclu que nous construisions de nouveaux centres sur des territoires autres que l’Allemagne.
ITespresso : En matière de Green IT, quelle est la politique de 1et1 ?
S. Mink : Pour tous ses centres de données, 1&1 s’approvisionne exclusivement en énergies renouvelables (énergie éolienne, hydraulique ou solaire) auprès d’un fournisseur d’électricité écologique. A Hanau, nous utiliserons le même fournisseur qu’à Karlsruhe, à savoir la société Stadtwerke Karlsruhe.
ITespresso : Comme d’autres concurrents, avez-vous optimisé vos serveurs pour consommer moins d’énergie ?
S. Mink : En premier lieu, nous optimisons l’infrastrucuture IT. Nous installons toujours du matériel informatique de dernière génération et nous faisons en sorte qu’il soit le plus économique possible en terme de consommation électrique, comme les dernières générations de processeur AMD-Opteron que nous intégrons dans des serveurs construits, à notre demande, sur mesure. L’alimentation électrique se fait par une partie très efficace du secteur appelée 80 +- et en outre, nous nous passons des composants inutiles. En ce qui concerne les racks, nous veillons à ce qu’il y ait un système efficace de refroidissement, au plus près du serveur. En second lieu, il s’agit de l’infrastructure du centre de données qui est construite pour qu’elle consomme le moins d’énergie possible. Pour satisfaire nos besoins supplémentaires en courant, nous achetons alors de l’électricité en provenance de sources d’énergies renouvelables.
ITespresso : Votre datacenter de Hanau en cours de construction sera donc “100 % vert” ? Est ce vraiment possible ?
S. Mink : Depuis fin 2007, 100 % de l’électricité que nous achetons provient des énergies renouvelables. Actuellement, dans le cadre du système européen RECS, notre fournisseur d’électricité achète l’électricité qu’il nous livre à une centrale hydroélectrique norvégienne. Évidemment, les électrons qui alimentent nos centres de données en électricité ne proviennent pas de Norvège, mais le courant va alimenter le réseau européen. Par notre implication, nous contribuons à ce que l’offre en “courant vert” soit en permanence augmentée.
ITespresso : Comment est organisé votre NOC (centre de supervision réseau) pour gérer les datacenters, le réseau et l’administration des serveurs ?
S. Mink : Nos serveurs ainsi que le réseau 1&1 avec ses points de présence en Allemagne en Europe et aux États-Unis sont entièrement managés depuis Karlsruhe. Comme nous avons sur place un service de permanence 24 heures sur 24, il n’y a pas de différence avec le décalage horaire des États-Unis. Avec internet, nos ingénieurs peuvent administrer un système depuis n’importe quel endroit du globe en étant muni d’une simple connexion internet.
ITespresso : 1&1 semble être très proche de Microsoft… utilisez-vous également des logiciels libres ?
S. Mink : La base technique de notre ferme de serveurs est le système d’exploitation libre Linux. Le code source libre nous a permis d’effectuer les ajustements grâce auxquels nous pouvons offrir à nos clients une prestation optimale. L’important dans le cas présent est de développer le plus possible en interne, ce qui permet non seulement de pouvoir diagnostiquer et réparer les erreurs mais aussi d’être moins dépendants.
ITespresso : Sur quels matériels vous basez vous pour le routage/switch ? Avec quels opérateurs télécoms travaillez-vous ?
S. Mink : Nous utilisons deux fabricants, c’est-à-dire que nos routeurs backbone (cœur de réseau) proviennent de différents fournisseurs pour nous protéger contre les bugs et les failles de sécurité. Nous gérons notre propre backbone et nous louons ou construisons et gérons une fibre otique (Dark Fiber) et un réseau DWDM dans toutes les agglomérations urbaines afin d’être indépendant, flexibles et d’avoir une stabilité des prix. Il y a deux ans, nous sommes passés en grande partie de SDH à Ethernet. Cette technologie est moins chère et plus efficace que SDH qui provient du marché de la téléphonie classique. Dans les régions dans lesquelles l’opérateur ne fournit pas de port Ethernet, nous convertissons nous même en Ethernet (10 GE WAN-PHY optique). Et dans les régions dans lesquelles 10 G ne passe pas, nous utilisons SDH. Par exemple STM-16 (2,5 Gigabits par seconde).
ITespresso : Vous êtes présents sur les points de peering de trois capitales européennes (Londres, Francfort, et Amsterdam) mais pas Paris: Pourquoi ?
S. Mink : C’était une décision purement économique. Londres et Amsterdam sont des places fortes pour internet. C’est pour cela que nous avons commencé par ces deux nœuds. Via le nœud londonien LINX, nous atteignons tous les fournisseurs français importants comme si nous étions sur place. C’est pourquoi un raccordement aux nœuds français n’aurait pas de sens actuellement.
Carte du réseau de 1&1 (source 1&1 / Janvier 2008)
Un centre de données d’Equinix victime d’une nouvelle avarie technique
Quelques mois seulement après un incident majeur sur le refroidissement et un autre lié à une erreur humaine, une nouvelle panne est intervenue dans l’un des plus gros centres de données de la région parisienne. En l’occurrence chez Equinix à Saint-Denis (93).
Tout a commencé dimanche 20 décembre vers 19h lorsque plusieurs opérateurs ont relevé une perte de connectivité avec leurs équipements situés au deuxième étage du datacenter.
Parmi eux, l’opérateur Neo Telecoms, le registrar Gandi ou encore l’hébergeur SD France qui a communiqué auprès de ses clients via son site internet.
Au total, l’incident - une panne électrique - aura duré un peu plus d’une heure.
Très peu d’informations ont été communiqué par Equinix. Sur son site Internet, SD France explique que “Equinix semble avoir rencontré un soucis avec leurs chaines d’onduleurs, les forçant à contourner ces derniers manuellement pour se mettre en Bypass. Plus d’infos seront publiées une fois que nous aurons reçu le rapport définitif d’Equinix.”
Global Switch relance le chantier de son second datacenter sur le sol français
La sortie du tunnel, ou plutôt de crise, est annoncée. En tout cas, le fournisseur d’espace technique anglais “Global Switch” semble décidé à relancer le chantier d’extension de son centre de données situé à Clichy (93) qui était l’arrêt depuis quelques mois.
C’est ETDE, filiale électricité et maintenance de Bouygues Construction, qui se targue d’avoir remporté le contrat de conception-construction de cette extension en groupement avec Brézillon (ETDE mandataire).
Selon un communiqué, l’entreprise vient de démarrer la réalisation de l’ensemble des lots techniques (électricité, climatisation, sécurité/sûreté…).
Dans les faits, la structure complémentaire sera équipée de près de 10 000 mètres carrés de salles clients pour une surface totale de 16 400 mètres carrés de planchers répartis sur 7 niveaux, dont 2 en sous-sols.
Pour ETDE, la première tranche du marché concernera la réalisation des installations électriques et de climatisation de trois niveaux de salles clients (5 000 mètres carrés) et de la totalité des locaux techniques et des colonnes verticales.
En terme de climatisation, le bâtiment va bénéficier d’une production d’eau glacée par 15 groupes frigorifiques qui seront distribuées dans les salles clients par 200 armoires de climatisation.
La sécurisation de l’énergie sera quant à elle assurée par une centrale de secours composée de 6 groupes électrogènes.
La livraison de ce bâtiment devrait intervenir en septembre 2011.
Interxion étend (encore) sa présence en Europe
Quelques jours après avoir inauguré son dernier centre français, Interxion annonce le lancement du chantier d’un nouveau centre en Irlande, à Dublin.
Dans un communiqué, l’entreprise annonce que la société StructureTone a été retenue pour l’étude et la construction qui mobilisera près de 90 personnes. Le montant de l’investissement serait de 12 millions d’euros et l’ouverture du centre est prévue début 2010.
Les locaux occuperont une surface totale de 2455 mètres carrés et sera capable de répondre aux besoins de haut densité. L’alimentation électrique comprendra une connexion en grille redondante de 4 MVA, une sécurisation par le biais d’onduleurs sur le mode “2N”, une climatisation redondante N+1.
A noter que Interxion précise que “ce centre a été conçu pour intégrer notre architecture modulaire à économie d’énergie reposant sur des éléments de free-cooling (refroidissement par air extérieur).”
Mike Kavanagh, directeur de StructureTone Irlande, a ajouté pour sa part dans ce communiqué que c’est “à l’issue d’un appel d’offres particulièrement sélectif et concurrentiel, nous avons eu le grand plaisir d’être retenus par Interxion.”
Il s’agit du deuxième projet de construction de data center pour cette société en Irlande, qui avait déjà construit un autre bâtiment Interxion en Europe.
“En dépit d’un programme extrêmement serré et exigeant, je suis certain que nous serons en mesure de livrer notre projet en avance par rapport aux prévisions. Nous avons à ce jour réalisé en Europe quelque 3 millions de mètres carrés de salles blanches pour les data centers, ce qui confirme notre expertise de société leader sur les projets à mission critique” conclut Mike Kavanagh.
Dell lance une offensive Datacenter, ‘tout en 10 gigas”
Face à HP et IBM, en particulier, Dell ne compte pas se laisser distancer. Ce 10 décembre, il doit officialiser une série d’annonces qui réaffirme sa stratégie visant à une maîtrise globale du ‘datacenter’ -depuis les serveurs (en lames, de préférence) jusqu’aux unités de stockage Equalogic, en passant par le réseau et même l’impression laser…
Dell devrait lever le voile ce soir, sur deux nouvelles unités de stockage EqualLogic (rachat récent), des solutions pour entreprises moyennes ou PME, en interface iSCSI , donc économique mais avec une capacité d’évolution étonnante (jusqu’à la possibilité de gérer 16 baiesn soit 768 disques!) - l’ensemble pouvant circuler sur des débits de 10 Gigabits-Ethernet.
Article de Pierre Mangin à lire en intégralité sur Silicon.fr
AspServeur ouvre son centre de données dans le sud de la France
Basé dans le Sud de la France, l’hébergeur ASP Serveur vient d’annoncer la mise en production de son centre de données. Situé à La Ciotat, il aura nécessité un investissement de plus de 13 millions d’euros.
Sébastien Enderle, directeur commercial et dirigeant associé, ne le cache pas, la crise est passée par la : “Nous avons perdu presque un an d’exploitation puisque nous devions être prêt en mars 2009 (voir un sujet d’ITespresso blog datacenter en Janvier 2009)”
Pour boucler son projet, l’entreprise déclare avoir consulté “l’ensemble du secteur bancaire en France”. Et ce sont Oséo, la caisse d’épargne, le crédit Agricole et Locinfor qui ont permis la création de cette nouvelle structure.
“Les crédits qui nous avaient été accordés en aout 2008 ont été gelés jusqu’à juillet 2009″ explique toutefois Sébastien Enderle.
Malgré ce retard, les travaux qui ont mobilisé 150 personnes, avaient repris au printemps et le bâtiment conçu selon la norme Tier V rentre en production. Son inauguration officielle aura lieu en Janvier 2010.
“Le plus important cube APC en Europe occupe la première salle blanche soit 48 baies utiles à 14 000 watts par baie, upgradable à 24 000 watts” déclare Sébastien Enderle. Le prestataire prévoit d’ajouter 7 cubes APC haute densité dans les autres salles blanches.
Détail intéressant, un “cube” de 48 baies correspondrait en capacité d’énergie et de dissipation thermique à l’équivalent de 336 baies dans un centre de données traditionnel (soit 7 fois plus).
Quelques infos supplémentaires sur le projet…
Montage juridique :
- Une SCI pour l’immeuble
- ASPSERVEUR : hébergement
- Solar Hosting : Société d’exploitation
Intervenants :
- ASPSERVEUR : maitrise d’œuvre, commanditaire
- APC / SCHNEIDER : Cube ISX, baies, climatisations de précision, Onduleurs Symetra, batteries, ingénierie
- Netbotz : Supervision température, hygrométrie, flux d’air, DB mètres, accès par badge des baies
- MGE : Courants forts, courants faibles, TGBT
- SIEMENS : Anti-incendie par Azote, alarmes
- TRANE : groupes froids
- DAFFADA électricité, ETN électricité : courants faibles, TGBT
- COMECA : armoires TGBT
- EDF Industrie : Aide à la maîtrise d’ouvrage
- International énergie : groupes électrogènes
- BES : groupes électrogènes
- Orange Business Services : fibres optiques
- Nortel : équipements fibres optiques
- CISCO : équipements réseau
- APAVE : bureau de contrôle
- QUALICONSULT : contrôle technique, vérifications réglementaires
- Bureaux d’études divers : béton, anti-incendie …
- EDIPE : Vidéosurveillance, contrôle d’accès
- Activeille : Alarmes, barrières infrarouges, radars linéaires …
- Bâti-Art : Second œuvre, peintures
- Stéphane Montel : Second œuvre
- Mediaco : location de grues
Les photos du nouveau centre de données Iliad Entreprises
Après les vidéos, voici quelques images du nouveau centre de données d’Iliad Entreprise qu’un journaliste d’ITespresso a pu visiter il y a quelques semaines.
Groupe froid
Groupes électrogènes (marque SDMO)
Salle onduleurs (APC-MGE) avec leurs batteries
Poste haute tension (le premier)
Salle informatique (en cours de test)
Vues des rangées de baies
Iliad-Free dévoile un nouveau pôle hébergement baptisé Iliad Entreprises
Le groupe Iliad-Free s’apprête à lever le voile sur un projet confidentiel, qui va lui permettre de renforcer son business lié au web hosting pour des clients grands comptes : Iliad Entreprises. L’inauguration officielle se déroulera jeudi soir. Parallèlement, le groupe télécoms continue d’exploiter des services d’hébergement pour les webmasters ayant des sites plus modestes comme Dedibox.
Cette activité complémentaire de la maison-mère de Free est liée au rachat des actifs de Telecom Italia France (ou Liberty Surf Group SAS) qui est bouclé en août 2008. L’héritage côté grand public, c’est le service d’accès Internet Alice. Toujours actif, il vient d’ailleurs de relancer la guerre des prix dans les offres triple play.
Mais qu’est devenu le pôle services télécoms professionnels et web hosting exploité par Telecom Italia France ? En dix mois, Iliad-Free a modernisé cette activité BtoB. La machine est relancé en se concentrant sur le volet data center pour le compte des entreprises.
L’inauguration officielle se déroulera le jeudi 3 décembre au soir. Le projet est concentré en un seul lieu physique : un data center situé dans une zone industrielle de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).
Disons plutôt LE centre de données historique de Paris : 22 ans d’existence, au moins 7 transferts de propriétés au compteur (voir tableau pour connaître l’historique en bas).
Rappelons simplement le dernier épisode datant d’août 2008 : l’opérateur italien Telecom Italia tire sa révérence en France, Iliad/Free récupère l’exploitation du data center. Le grand chantier peut commencer…
La tâche n’est pas facile pour la reprise car il n’y a pas de relais entre management sortant (Telecom Italia France) et équipe arrivante (Iliad-Free).
L’acquéreur doit se débrouiller sans les plans du site, sans connaître l’étendue de l’infrastructure et sans disposer des contrats des clients hébergés.
Un sérieux handicap de départ qui sera finalement vite comblé.
Auditer, rebâtir, moderniser et étendre l’exploitation du data center…Xavier Niel, actionnaire majoritaire et le dirigeant historique du groupe Iliad, confie cette mission à Arnaud Bermingham, Responsable Hébergement du groupe Iliad/Free, et lui donne quasiment carte blanche pour façonner une nouvelle structure.
Comme ses fonctions l’indiquent, Arnaud Bermingham est le Mr Hébergement de l’opérateur alternatif. Il a rejoint le groupe Iliad/Free en 2005 et prend en charge le développement des offres “maison” d’hébergement professionnel (Online.net et Dedibox). Jeune (27 ans) et motivé de surcroît.
Placez Arnaud Bermingham dans un data center et vous voyez un poisson dans l’eau. En dix mois, il a abattu un travail de titan pour moderniser et étendre les capacités du data center.
La carte fidélité du McDonald’s situé juste à côté du parking du data center, il l’a bien mérité au regard du temps investi dans cette refondation.
Mais, suivez son enthousiasme sur les vidéos ITespresso.fr (interviews, démo crash test, focus technologique…) et vous vous apercevrez que notre interlocuteur concilie aisément sa passion des réseaux à son travail.
Data center de Vitry-sur-Seine : l’historique
| 1988 | Construction du site par et pour les Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne (NMPP). Il devient le centre informatique principal pour une grande partie de la profession (distributeur de presse française et internationale, partenaire des éditeurs) |
| 1998 | Rachat du site par ISDNet ( opérateur IP indépendant en France à l’origine) |
| 2000 | L’opérateur britannique Cable & Wireless acquiert ISDNet et son data center de Vitry (première modernisation partielle) |
| Début 2003 | Reprise éphémère du site par le service d’accès français World Online Business |
| Juin 2003 | Tiscali reprend l’activité française de Cable & Wireless. Le FAI d’origine italienne reprend l’exploitation du site de Vitry jusqu’en 2006 |
| 2006 | Rachat de Tiscali Entreprises par Telecom Italia France (plus connu sous la marque Alice) |
| Août 2008 | Rachat de Telecom Italia France par le groupe Iliad-Free. |
Iliad Entreprises : la fiche technique détaillée du data center de Vitry
Esquissons la nouvelle configuration du nouveau data center Iliad Entreprises situé dans une zone industrielle de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) : une superficie globale de 5200 mètres carré dont 4600 mètres carré exploitables répartis en 10 salles machines (de 90 mètres carré à 1100 mètres carré).
Le site - imposant vu de l’extérieur - comporte désormais trois niveaux d’exploitation. Historiquement, il n’y en avait deux puis c’est retombé à un seul niveau au début des années 2000. Ce qui représentait un total de huit salles d’exploitation sur 2000 mètres carré.
Le site du centre de données, situé aux abords de la Seine dans le sud-est de Paris, est potentiellement bien desservi en termes de sources d’énergie et d’infrastructures télécoms : deux centrales EDF (une centrale à charbon, une à gaz) qui apporte une puissance de 4×100 MégaWatts (production centrale).
Sur le front de la desserte énergétique, le data center peut compter sur 4 sources EDF (4 câbles EDF alimentant 2 postes haute tension).
Pour la partie réseau télécoms, la fibre optique est déployée le long des Voies Navigables de France (établissement public en charge de l’exploitation du domaine public fluvial). Sans compter sur le réseau ferroviaire SNCF situé à proximité.
Les groupes électrogènes ne manquent pas : 3 à l’extérieur (dont 1 en redondance) + 4 à l’intérieur du bâtiment.
Au niveau 1 figure la plus grande salle informatique du centre (un espace de 1000 mètres carré pouvant accueillir 500 baies de serveurs).
A peine inauguré, la moitié de l’espace de cette salle nouvelle serait déjà réservée. En l’état actuel, Iliad/Free ne souhaite pas communiquer le nom des clients qui sont restés ou qui vont prochainement s’installer sur le site.
Au cours de notre visite, nous avons également pénétré dans une deuxième salle nouvelle de taille plus modeste (espace de 500 mètres carrés, 200 baies) en cours d’installation.
D’autres salles sont modernisées avec des équipements personnalisés portant la patte d’Iliad en termes de “trucs et astuces” pour réduire la consommation d’énergie.
L’ambition est grande : élaborer “le plus grand centre informatique en couloir froid isolé de France”.
Au niveau 2, les pompes d’eau glacé ont été installées (2 en fonctionnement et 1 en redondance), ainsi que 3 sources électriques indépendantes (dont 1 en redondance).
Direction le toit du bâtiment (niveau 3) : on y trouve les groupes froid (production frigorifique d’un mégawatt chacun) en configuration 4+1 en redondance.
L’ancien équipement dédié, vestige de Telecom Italia France, servira aux techniques du free cooling (refroidissement naturel des locaux et des salles de machines).
Arnaud Bermingham, Responsable Hébergement du groupe Iliad-Free, peut également compter sur une équipe de 14 techniciens pour la maintenance du site remodelé de A à Z et disposant d’une classification Tier III* pour la redondance.
Le montant global de l’investissement consenti par Iliad-Free pour moderniser l’infrastructure du data center de Vitry n’a pas été rendu public.
* Tier III: composé de plusieurs circuits électriques pour l’énergie et pour la distribution de refroidissement, mais seulement un circuit est actif, a des composants redondants, offre un taux de disponibilité de 99,982% (source gridatacenter.org).





















